Date de mobilisation ? Le vendredi 15 octobre 2010
Action commune ? Manger une pomme locale (ou un autre fruit de saison) comme collation
Organisation concrète ? Soit les élèves amènent une pomme locale, via une sensibilisation et/ou une consigne aux parents, soit l’école vend des pommes ou les distribue gratuitement. En cas de commande, nous conseillons l’agriculture biologique ou intégrée, si possible chez le producteur.
Thèmes à aborder ?
- Coût environnemental du transport des marchandises
- Alimentation et impacts environnementaux
- Energie grise : énergie cachée derrière les biens de consommation
Lien avec les changements climatiques ? Beaucoup des biens que nous consommons ont nécessité une énergie considérable pour être produits et transportés : extraction des matières premières, production, stockage, emballages, conservation, etc. Toute cette énergie est généralement produite à partir de ressources fossiles, sources de gaz à effet de serre !
Les aliments que nous mangeons quotidiennement proviennent des 4 coins de la planète. En moyenne nos aliments parcourent 2000 km avant d’arriver dans nos assiettes. Exemples d’aliments globe-trotters que nous mangeons régulièrement ? Banane, kiwi, cacao, thé, café.... Mais aussi certains poissons ou crustacés comme les scampis ou encore certaines viandes, comme le boeuf d’argentine. A certaines périodes de l’année ou dans certains contenants on trouve des oignons de Nouvelle-Zélande et des asperges de Chine !
En fonction du nombre de kilomètres parcourus et des modes d’acheminement, l’impact CO2 des aliments varie ! L’avion est le mode de transport le plus polluant.
Gain CO2 de la pomme locale ? Selon nos calculs, l’économie de CO2 est d’environ 36 g lorsqu’on mange une pomme belge à la place d’un fruit importé, par exemple d’Espagne en camion (nectarine, mandarine, orange…). Reporté sur l’ensemble de la population belge (10 millions personnes), ce sont 360 tonnes de CO2 qui sont économisées avec une collation locale à la place d’une collation « importée ».
| Action | CO2 économisé par personne | CO2 économisé si tous les belges faisaient ce geste 1 fois (10.000.000 de belges) | Comparaison avec les km parcourus par une voiture (170gr/km) |
| Manger une pomme locale à la place d'un fruit importé d'Espagne en camion (1900 km) | 36 gr |
360 tonnes de CO2 |
2 117 647 km en voitures |
| Manger une pomme locale plutôt qu'un fruit importé d'Afrique du Sud en avion (9000 km) | 1426 gr |
14260 tonnes de CO2 |
83 882 352,9 km en voiture |
Nos calculs sont basés sur les chiffres donnés dans « l'Atlas de l'alimentation dans le monde » de Millstone E. & Lang T. (Edition Autrement, 2005).
Documents à télécharger disponibles sous le lien suivant
Comment savoir que c'est une pomme locale ?
Une simple question à se poser : Où a été cultivée la pomme ? En Belgique, France, Europe, Afrique ?
Pour le savoir, il faut soit :
- se référer à la plaquette signalétique au-dessus du rayon fruits (prix, origine , catégorie, etc.) ;
- analyser l'étiquette sur l'emballage ;
- demander à un vendeur.
Une autre solution est de se fournir directement chez le producteur, c'est la meilleure façon de connaître l'origine !
En savoir plus sur la pomme, c'est aussi bon pour l'environnement.
- Avec quelles techniques a-t-elle été produite? Agriculture conventionnelle, intégrée, biologique ?
- Quand a-t-elle été récoltée ? Cette saison-ci ou l'année passée ? A-t-elle conservée en frigo ?
- Comment a-t-elle été transportée entre le lieu de production et celui de consommation? Camion, bateau, avion?
- Comment est-elle achetée ? En vrac, en barquette, etc.
La meilleure « pomme » pour l'environnement est celle qui a été cultivée en Belgique, en agriculture biologique ou intégrée, cueillie cette saison, non conservée en frigo et achetée en vrac sans sac plastique.
Le nec plus ultra est une pomme du jardin qui a été conservée à la cave.
Règles d'or pour une alimentation pauvre en CO2
Privilégier les produits:
- Locaux
- De saison
- Non transportés en avion
- Peu emballés
- Peu transformés
Fruits d’automne ?
- Pommes et poires
- Noix et noisettes
Manger une pomme locale et de saison, c'est
- un geste quotidien parmi tant d'autres,
- une occasion de réfléchir à l'énergie qui se cache derrière nos actions
- une façon de contribuer à la diminution des émissions de CO2.
Pourquoi préférer les aliments locaux et de saison ?
- Pour diminuer les émissions de CO2 causées par le transport des aliments.
- Pour soutenir l’agriculture locale.
- Pour manger des produits plus frais et plus goûteux.
En plus de la journée de mobilisation, cette semaine nous vous invitons à mener d'autres actions en lien avec l'énergie grise.Exemples ?
- Organiser un buffet, une collation ou un lunch durable , c'est-à-dire à base de produits locaux, de saison et bio. Voici le guide des magasins d’alimentation durable sur Bruxelles.
- Organiser une journée « oreilles libres », c'est-à-dire une journée sans MP3 et/ou GSM (ces petits jouets technologiques cachent beaucoup de matières premières et un nombre incalculables de kilomètres). Voir le site de la campagne GSM du WWF et le guide Hi-Tech responsable de Greenpeace.
- Proposer une leçon ou un travail de recherche pour découvrir les fruits et légumes de saison en Belgique, découvrir le trajet de biens de consommation courante (GSM ou ordinateurs, crevettes ou chocolat…).
- Journée tartines au fromage, la viande a un impact CO2 et environnemental conséquent !
- Journée végétarienne, découvrir les aliments d’un régime végétarien (légumineuse, oléagineux…)
Documents intéressants
Alimentation et environnement
- Guide de l’alimentation durable à Bruxelles
- Alimentation et environnement: 65 conseils pour se régaler en respectant l’environnement et sa santé.
- Alimentation et environnement: les fiches de Bruxelles Environnement de 1 à 7
- Calendrier des légumes de saison en Belgique réalisé par Nature et Progrès
- Calendrier des fruits et légumes de saison et hors serre réalisé par Bruxelles Environnemnent
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